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Pineapple
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◈ Foule sentimentale : Je suis divorcée. Mais je vis une sorte de relation sexuelle avec mon meilleur ami. Il sait comment faire pour que je finisse toujours par lui céder. Son corps, ses gestes, et sa présence au quotidien sont devenus pour moi un échappatoire à mon passé et à mon addiction à l'alcool.
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Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti
MessageSujet: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Dim 12 Fév - 19:38

Pour surmonter le passé, tu dois d'abord accepter qu'il est résolu. Peut importe combien de fois tu le revisites, tu l'analyses,
tu le regrettes... C'est terminé, il ne peut plus te blesser
Natasha et AndréasNatasha et Andréas se connaissaient des mois maintenant par l’intermédiaire des mails et des coups de téléphone qu’ils s’envoyaient mais ils avaient finalement convenus d’un commun accord d’enfin se rencontrer. Il faut bien reconnaître que la jeune femme était assez impatiente de pouvoir enfin rencontrer son écrivain préféré. Ils avaient convenus de se retrouver au parc sur le banc en face du carrousel. La jeune femme avait informé le charmant écrivain qu’elle viendrait avec un foulard bleu et rouge avec des encres marines dessinées dessus. Elle s’était dit que ce serait plus simple pour Danaé de la reconnaître ainsi. Les filles étaient à l’école alors elle se prépara tranquillement dans sa chambre. Elle enfila un chemisier blanc avec une jupe haute noir ainsi que des escarpins de la même couleur. Les seuls couleurs qu’elles portaient étaient celles de son foulard. Elle décida de porter une parure en argent avec des motifs encre marine, rappelant les imprimés de son foulard. Elle se maquilla très légèrement et opta pour cette coiffure qu’elle adorait tant le chignon. Elle prit une petite pochette dans laquelle elle glissa tout son nécessaire puis partit en voiture et se gara non loin du parc, et se rendit sur les lieux du rendez vous à pied. Elle s’installa tranquillement sur le banc et regarda les messages sur son téléphone portable en attendant l’arrivée de son cher écrivain.
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Natasha
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Strawberry
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Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti
MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Mar 14 Fév - 7:20


UNE RENCONTRE, VRAIMENT ?
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La journée semblait parfaite, pas trop froide ni trop chaude, un jour de congé comme tu les apprécies. Ta petite routine lors de celle-ci prenait place sûrement mais doucement, le plan était simple. Se lever trois heures après ton réveil habituel, boire son café, aller à la salle de musculation si tu trouves suffisamment la motivation puis du ménage et de la lecture. Hors, contrairement à d'habitude mon p'tit gars, tu avais un rendez-vous dans l'après-midi, avec une charmante demoiselle qui avait su charmer ton attention. Tu étais impatient de voir à quoi elle pouvait ressembler, parfois tu l'imaginais lorsque tu attendais ses réponses le nez collé à l'ordinateur. Était-elle grande ? Petite ? Même si vu ta taille tu l'as trouvera obligatoirement minuscule. Une brune ? Une blonde ? Une rousse ? Tu l'ignorais mais tu pouvais imaginer une couleur fraîche, des traits fins minutieusement gravés et une profonde douceur encrée sur le visage.

Pour toi cette rencontre signifiait beaucoup, tu n'avais jamais rencontré de lecteur, encore moins de personnes qui t'aidais aussi bien émotionnellement que dans tes écrits. D'un côté si tu pouvais la rencontrer elle, ça signifiait qu'un jour tu pouvais te rendre à une de ses conférences que tu fuyais. Toi-même tu avais du mal à clarifier votre relation, il n'y avait aucune ambiguïté dieu soi loué mais c'était néanmoins étrange. Perturbant de le fait que cette amitié était uniquement virtuelle, que vous pouvez être amis sans jamais vous voir. Pendant quelques secondes tu te demander si la réalité n'allait pas briser le charme des pixels qui vous entourent. Mais tu sais quoi babe, tu n'as jamais étais aussi loin de la vérité.

London's East Park. Le lieu est l'heure de rendez-vous fût conclut. Un peu angoissé tu te préparer, choisissant soigneusement ta tenue. Un costume ferait trop, venir trop décontracter ne te plaisais pas non plus. Un simple jean noir rendant tes jambes un peu plus longues qu'elles ne le sont déjà, une chemise noire dont seul le col et les manches retroussés apparaissent à cause du pull de couleur écru, faisant ressortir le teint halé de ta peau, que tu portais par-dessus. Un dernier coup d'œil satisfaisant au reflet que tu dégageais avant d'enfiler tes chaussures et ton long manteau bordeaux. C'était ton signe de reconnaissance tout comme elle c'était son foulard.  

Il ne restait plus que quelques minutes qui séparer Lydie et toi, tu étais dans le parc le portable en main échangeant quelques messages avec elle. Tu tournes la tête cherchant la demoiselle qui apparemment se trouver dans les parages, de loin tu aperçois une tête blonde penchée sur son téléphone. Tu es juste face à elle, seul quelques mètres vous sépares. Passant une main dans tes cheveux, tu t'avances alors que ton estomac se noue dû au stress. Bruic. C'est le craquement de la branche au sol qui annonce ton arrivé et brusquement ton sourire amical se fane.

Ce visage..

Tu n'oses plus bouger d'un seul centimètre, ni détourner le regard. Pourtant sur le moment tu as envie de fuir, de prendre tes jambes à ton cou et de courir loin pour essayer en vain d'oublier tout ceci.

« - Natasha.. Tu n'es pas... ? Tu demandes hésitant brisant enfin le silence de glace qui scié l'atmosphère »

Ses paroles bégayantes sonnaient comme un ultime pas en arrière dans le déni séparer par la barrière si fine de la vérité. Respire, inspire. Coup de chaleur, ta respiration est plus rapide alors que même si tu sais qu'elle ne peut-être que cette lectrice particulière, tu espères que ça ne soit pas le cas. Foutu égoïste, tu penses qu'à toi, sentant ta confiance brisée alors que tu oublies que tu lui claques son passé en plein visage. Tu crois qu'elle voudrait être là ? Admirer quelqu'un pour qu'au final il ne soit qu'un pauvre type ami avec son connard d'ex ? T'es pathétique, idiot et égoïste.

Tu avais raison Andréas, restes dans l'ombre ça vaux mieux, ne montres pas qui tu es. Tu les décevras tous, TOUS. Ils te fuiront comme le choléra quand ils verront que tu n'es rien de plus que leurs pires cauchemars. Même ça je ne le souhaiterai pas à mon pire ennemi.

Relax babe, tu sais bien que moi j'suis pas comme tous ses connards.

Moi j'serais toujours là pour toi.

...Respire, inspire.
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Pineapple
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MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Dim 26 Fév - 17:54

Pour surmonter le passé, tu dois d'abord accepter qu'il est résolu. Peut importe combien de fois tu le revisites, tu l'analyses,
tu le regrettes... C'est terminé, il ne peut plus te blesser
Natasha et AndréasNatasha était une jeune femme un peu surbookée. Elle avait bien sur mal à tout gérer. Elle avait un métier très prenant que ce soit au niveau des horaires ou mentalement. Elle travaillait comme psychologue au sein de la brigade des mineurs de Londres. Elle adorait son travail mais ce n’était pas facile tout les jours, elle voyait tellement de souffrance, des enfants tabassés, cassés par la vie dès leur plus jeune âge, mais aussi des enfants qui étaient coupable de violences, ils pouvaient être les victimes ou tout aussi bien les bourreaux. Natasha faisait toujours la part des choses, c’était son travail après tout de savoir faire la différence entre ce qu’il pouvait bien se passer à la brigade et ce qu’il se passait chez elle, mais elle espérait que ses filles ne tournent jamais mal. En parlant de ses filles, ce n’était pas toujours facile pour la jeune femme de devoir les élever seule, loin de tout repère masculin, hormis Liam, son meilleur ami, sinon toutes les figures parentales qu’elles pouvaient connaître étaient féminines. Elle aimerait être plus présente pour elles, pouvoir les gâter un peu plus, mais avec son nouveau travail, ce nouveau travail qu’elle avait espérait pendant de longs mois, elle espérait pouvoir enfin changer les choses de ce côté là.

Aujourd’hui, c’était un grand jour pour la blondinette, elle allait enfin pouvoir rencontrer Danaë. Natasha avait lu son livre une bonne dizaine de fois. Elle avait commencé à lui écrire pour le féliciter pour lui dire à quel point elle appréciait le lire, qu’à chaque fois qu’elle ouvrait un de ses ouvrages, qu’elle plongeait totalement dans l’univers de ses personnage et que c’était pour elle un véritable échappatoire. Tout cela était la vérité, grâce à lui, elle arrivait à tout oublier, oublier ses soucis d’addiction à l’alcool, ce sentiment de culpabilité qui l’envahissait parfois car elle n’avait pas permis à ses deux princesses de vivre avec un papa aimant qui aurait tout fait pour elles, un papa, qui comme elle aurait donné sa vie à ses filles s’il avait fallu, un peu comme avait fait sa mère avec celle avec qui elle a été échangé à la naissance, elle n’avait jamais vu la petite fille avant et pourtant elle lui a donné un rein sans hésiter une seconde permettant à la petite de vivre, chose qu’elle n’aurait jamais pu faire sinon. Natasha se souvenait de son papa qui était là lors de toutes ses compétions de natations, c’était comme si c’était lui qui pratiquait le 100 mètres, il était encore plus stressé qu’elle, c’était vraiment son premier supporter, et Natasha s’en voulait tellement de ne pas avoir permis à ses filles de connaître de tels moments avec leur propre père, ni d’avoir pu leur offrir un nouveau papa qui aurait pu tenir dignement ce nom. Heureusement, que Liam, était là. Il ne les voyait pas tous les jours, loin de là même, mais à chaque fois que les filles le voyait, elles étaient tellement heureuses.

Natasha était un peu angoissée de cette rencontre. Elle ne s’était jamais demandé à quoi il pouvait bien ressemblait, comment il pouvait se comporter dans la vie de tous les jours. Cela lui paraissait tellement évident, c’était un homme doux qui aimait son prochain, il ne pouvait pas en être autrement au vu de ses écritures. Non un homme mauvais ne pouvait pas avoir tant de talent et de justesse dans ses paroles tout comme dans ses écris. Une telle sensibilité ne pouvait signifier uniquement que c’était un homme bien.

Natasha était tranquillement assise sur le banc entrain d’écrire un dernier message à Danaé pour l’informer de son arrivée, plus rapide qu’elle ne l’avait imaginer, mais avec des enfants il vaut mieux toujours prendre ses dispositions. Elle était concentrée dans le message qu’elle écrivait, lorsque le craquement d’une branche la fit sortir de ses pensée. Elle se tourna vers l’origine du bruit, elle reconnu le vêtement de Danaë. Un sourire se dessina sur son visage doucement mais alors qu’elle allait se lever pour lui serrer la main, elle vit son visage de face. Ce visage, elle le connaissait que trop bien c’était le visage d’Andréas, le meilleur ami de Derek. Ce ne pouvait pas être lui, non ce n’était pas possible. C’était un connard fini, la dernière fois qu’elle la vu, il la traitait de tout les noms et dire qu’il était le témoin de leur mariage. Il aurait du savoir, que Natasha n’avait jamais trompé Derek, elle l’aimait bien trop pour cela. Elle l’aimait c’était certain, mais lui… Son visage se durcit, ce n’était pas possible, pas lui. Elle s’était confié à lui, elle lui avait parlé des jumelles, elle lui avait parlé de Liam, c’était l’une des seules personnes avec qui elle avait pu en parler, sans avoir peur d’être jugé, ou trahis. Et pourtant c’était lui, lui seul, qui venait de la plonger dans une telle torpeur. C’était une tempête dans la tête de la jeune femme.

Natasha aurait voulu crier, lui hurler dessus, le frapper également sûrement, la psychologue en elle aurait sûrement voulu négocier calmer les choses, mais aucun mot ne sortait de sa bouche, elle ne pouvait pas non plus bouger, elle était comme figée sur place. Son esprit était revenu des années en arrière. Elle se souvenait de ce qu’il lui avait dit le jour de son mariage, qu’elle était superbe et qu’elle ferait craquer toute l’assemblée, que Derek serait subjugué. Une larme coula doucement sur sa joue alors qu’elle se rappelait qu’il était aussi là pour la naissance des jumelles et qu’il était sûrement plus heureux de la nouvelle que Derek. Elle se souvient aussi qu’il était là alors que le juge annonçait le divorce et qu’elle avait la garde des filles pour violences conjugales. Ce n’était pas possible, elle ne pouvait pas s’être confié pendant des mois à cette homme là, lui avoir parlé de sa vie privée ainsi. Non ce n’était pas possible. Il y avait forcément erreur, c’était un mauvais concours de circonstance, pourtant ce qu’il lui demanda concordait à ce que lui aussi ne s’attendait pas à la voir là.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Sam 18 Mar - 0:34


UNE RENCONTRE, VRAIMENT ?
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C'est difficile de se retrouver plonger dans un passé que vous tentez d'oublier, ça t'est arrivé il y a quelques années déjà lorsque dans ton bureau Kamryn Kennedy s'y était retrouvé. Ça avait était compliqué, devoir jongler entre le travail et le personnel, devoir à la fois être impartial et sentimental. Tu t'étais dit que si tu avais pu faire face à la plus jeune, à celle qui te fuyait alors ça devrait être moins pire avec la plus vieille. Malheureusement, ce n'était pas le cas, mélangé à la stupeur de la révélation c'était plus dur, plus douloureux. Plus triste. Lorsque son regard s'est plongé dans le tien, que son sourire changea, ça t'a donné le sentiment d'un coup de poignard dans le cœur.

Était-ce de la peur, regret ou bien de la haine que son regard laissé paraître ? Ses traits durcissaient autant que ceux des coups de l'arme imaginaire dans ton organe. Rapidement, tu te sens comme la pire des enflures, comme si tu étais celui qui lui avait fait toutes les misères qui lui étaient arrivées. Probablement que tu aurais laissé la tristesse perlée au coin de tes yeux si la surprise n'avait pas était si grosse. Si la fierté que tu possèdes n'avait pas chassé en vain la boule qui se formait dans ta gorge.  

A présent tu comprenais mieux vos conversations, ce regret qui la hantait au sujet du fait que ses filles grandissaient sans père, la peur inconditionnelle qu'elle avait de s'engager avec un autre homme, cette aisance qu'elle avait à se livrer à un inconnu. Natasha et toi vous êtes similaires, la peur d'être jugé, d'exposer ses faiblesses à un proche de peur qu'on vous trompe. Tu avais tes regrets, tes aversions, tes angoisses tout comme elle avaient les siennes. Peut-être était-ce la cause pour laquelle le destin vous avez remis sur le chemin de l'autre ? Était-ce pour vous réunir malgré les querelles ou bien vous déchirez qu'un peu plus ? Tu l'ignorais mais, cette perceptive t'effrayer.

« - Je suis désolé.. »

Un dernier regard, tu lui tournes le dos, prêt à retourner à ta vie normale. Retrouver ta routine, excluant les mails, les appels et les souvenirs qui te hantent avec la blonde. T'es bouleversé, comme si tes jambes allaient te lâcher soudainement, tu as l'impression qu'elles sont en coton. Peut-être bien que se retrouver le visage contre le sol sera moins douloureux que la lame aiguisée de la vérité. Tel une âme en peine, tu marches sans vraiment de conviction cherchant vaguement le chemin de la vie. Puis tu te stoppes, tu entends cette voix en toi, celle qui te pousse à faire preuve de courage. Qui essaye de te convaincre que c'est le bon moment pour vider son sac, s'expliquer loin des barrières protectrices de vos fiertés. Et ça marche. Tu retournes sur tes bas, le regard déterminer mais, faisant preuve d'une hésitation flagrante. Pourtant, tu laisses une distance entre vous, ton but étant de t'expliquer avec elle et non de l'effrayer.

« - En faîte non je ne suis pas désolé. Pas pour ce qu'il s'est passé pendant tout ce temps où je discutais avec Lydie. Annonces-tu fermement avant de continuer, A aucun moment je ne savais que c'était toi et si je l'avais su peut-être que.. Probablement je ne t'aurais jamais répondu. Ce n'est pas contre toi, juste par peur de voir ta réaction quand tu auras su la vérité.. Cette réaction. »

D'un geste de la main tu désignes son visage encore déformé par de si différentes émotions que toi-même tu ne pourrais pas les lister. Tu te balances d'un pied à l'autre, essayant de mettre en ordre tes pensées, réfuter les souvenirs jadis enfoui en toi et trouvant les mots exactes. Mais les choses étaient si compliquées que ça en était déroutant.

« - Je ne regrette aucun moment que j'ai passé à écrire avec toi, au contraire, je les ai apprécié chacun d'entre eux. J'apprécie Lydie pratiquement autant que j'adorais Natasha à l'époque. Je ne voudrais pas revenir en arrière pour changer ni quoi que ce soit d'autre. Affirmes-tu d'un ton calme et posé croisant les bras sur toi-même, Alors oui, je suis désolé. Je suis désolé d'être celui que je suis à tes yeux, je suis désolé d'être Andréas Visconti derrière Danaë Cotins, désolé de passer de quelqu'un d'admirable à un.. Connard qui t'as repoussé, je suis désolé d'être le meilleur ami de Derek. »

Tu disais ses mots possédant une demi-vérité, tu avais ce besoin de balancer tout tes remords. Au fond, Andréas, tu savais que si tu partais tu ne la reverrais pas. Qu'en rentrant chez toi tu la bloquerais, que tu essayerais de ne plus renouer contact avec elle. Puisqu'au fond tu es lâche. Mais tu avais raison, vaux mieux être anonyme. Et si tu avais la même réaction qu'avec tes autres lecteurs ? Et si tu ressentais cette même peine ? Pourtant malgré ce sentiment persistant, tu n'en as pas fini.

« - Donc, je vais rester là. Je suis venu voir Lydie parce qu'elle est mon amie mais, retrouver Natasha ne me déplaît pas pour autant. Déclares-tu le regard fixe sur un point imaginaire, tu peux partir si tu veux. Je comprendrais. »

En disant ses mots, tu prends place sur le banc qu'elle a délaissé. La culpabilité revient, dire ce que tu ressens n'est pas dans tes habitudes et tu regrettes quelque peu de l'avoir fait. Tu es vulnérable à présent, tu préfère fixer le vide plutôt que de la regarder. Après tout il y a une forte chance qu'elle rebrousse chemin elle aussi, qu'elle te laisse seul et ça tu ne pourras probablement pas le supporter.

« - Sache juste que.. mia piccola perla m'as manqués. »

Respire mon gars, tu as parlé si vite que tes poumons vont sûrement rendre l'âme d'une minute à l'autre. Tes joues ont un peu rougi, de ta tirade où tu te mettais pratiquement à nue devant elle. Il y avait eu tellement de choses que tu aurais voulu lui dire lorsque ce fameux jour tu l'avais repousser, la voir de nouveau t'avais donner le courage nécessaire pour déballer en parti ton sac. Ma piccola perla, c'était le petit surnom de Natasha. Un signe de ton affection, qui t'était venu soudainement un jour lorsque vous traînez ensembles. D'un sens tu avais toujours eu de la tendresse pour la blonde, elle était douce et presque trop innocente pour le monde dans lequel vous vivez. Elle était ta petite perle, qu'à un certain moment tu n'avais pas hésité à jeter à la mer remplie de requins qu'étaient ses souffrances.
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MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Lun 10 Avr - 11:10

Pour surmonter le passé, tu dois d'abord accepter qu'il est résolu. Peut importe combien de fois tu le revisites, tu l'analyses,
tu le regrettes... C'est terminé, il ne peut plus te blesser
Natasha et AndréasNatasha luttait contre sa vie d’avant depuis des années. Elle n’en parlait pas souvent mais elle trouvait que toute cette situation était un véritable gâchis. Elle avait perdu son mari, son premier amour, mais aussi un ami le jour ou Derek est devenu trop violent, qu’il est devenu dangereux pour elle ainsi que pour leurs deux enfants. Elle ne pouvait pas vivre dans la peur, elle se devait de le quitter, pour elle oui mais surtout pour ses filles qui n’avaient jamais demandé à vivre tout cela. C’est vrai qu’elle regrette parfois, de voir grandir ses filles sans père. C’est également exact, qu’elle aurait aimé sauver son couple et son mariage. Mais, c’était un homme tellement différent depuis la naissance de leurs filles. Un homme qu’elle aurait préféré ne jamais connaître, ne jamais découvrir. Quand, elle a perdu Derek, elle a aussi perdu Andréas. Elle lui en voulait tellement, elle lui en voulait de ne pas l’avoir cru quand elle lui a dit la vérité. Elle lui en voulait de ne pas avoir laissé le bénéfice du doute à la blondinette. Elle lui en voulait de l’avoir abandonné au moment où justement elle avait le plus besoin de lui, où elle avait besoin du plus de soutien et d’affection possible. Mais non, il l’a tout simplement rayé de sa vie tout comme Derek. Ces deux là n’étaient finalement pas si différents l’un de l’autre.

Oh oui Natasha souffrait, elle avait tant de choses qu’elle gardait en elle. Tant de choses qu’elle ne voulait pas montrer. Elle devait se montrer forte pour ses filles, forte pour deux. Mais Natasha n’était pas assez forte pour remplacer le papa et la maman. Elle était juste une femme qui avait du mal à gérer son métier et ses jumelles. Une femme, qui tout les jours luttait contre ses vieux démons pour en pas replonger dans l’alcool. C’était si facile quand on est ivre de tout oublier, tout devient alors insignifiant et la douleur n’existe plus. C’était le seul moyen qu’elle avait à l’époque trouvé pour supporter le départ de Derek. Mais aujourd’hui cette solution était devenue un véritable poison pour elle.

Natasha ne put se retenir plus longtemps, elle le foudroya du regard. Il osait dire qu’il était désolé. Désolé, c’était le seul mot qui lui était venu à l’esprit. Oh non il n’était pas désolé. Il ne pouvait pas l’être, non c’est elle qui était désolée. Elle était désolée, de lui avoir donné tant de temps et une telle amitié, pour qu’il la trahisse comme cela. Oh non, la jeune psychologue était convaincue que son confrère ne pouvait pas être désolé. Il ne pouvait pas se mordre les doigts comme elle elle l’avait fait. Il ne manquait pas de culot de lui dire cela. Natasha se sentait tellement trahis. Elle avait l’impression de s’être confié à un homme qui finalement s’était moqué d’elle depuis le tout début.

Et bien tu sais quoi, moi je suis désolée. Je suis désolée de m’être confié à un homme qui se faisait se passer pour quelqu’un qu’il n’était pas. Je suis désolée d’avoir cru pour une fois, qu’un homme pouvait me parler juste par plaisir et sans aucun intérêt personnel. Mais au final tu es exactement pareil que Derek. Vous allez bien ensemble tous les deux.

Oh oui Natasha était en colère. Elle lui en voulait, elle avait l’impression de se faire encore une fois manipuler, que Derek avait quelque chose à voir la dedans, que tout cela n’était pas qu’une simple coïncidence. Natasha bouillait de l’intérieur. Comment pouvait-il rester aussi calme après tout le mal qu’il lui avait fait. Natasha était toujours debout et avait regardé la scène comme s’il s’agissait d’un mauvais film de série Z. C’est lui qui semblait décontenancé par la situation alors qu’il ne était responsable depuis le début. Après tout, il avait toujours son libre arbitre. Il aurait pu choisir de rester ami avec Natasha malgré son divorce avec Derek. Mais non il a préféré croire uniquement son meilleur ami, n’écouter qu’une seule version de l’histoire. C’était trop, trop que la jeune femme ne puisse supporter. Elle ne pouvait pas rester une minute de plus avec lui. Non c’était impensable. Il lui fallait du temps, du temps pour digérer la nouvelle. Peut être que plus tard, elle pourra le revoir mais pour l’instant c’était à la fois trop tôt et bien trop douloureux.
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Natasha
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MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Ven 12 Mai - 17:16


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Dans le fond tu te doutais bien que cette discussion mène à rien, que les chocs des retrouvailles mettant vos nerfs à vif pèseront beaucoup trop pour amener à quelques choses. Ce n’était plus une rencontre entre un écrivain et sa lectrice, ce ne pouvait plus être un partage, tout ce cinéma n’était qu’un règlement de comptes. Une chose que des années en arrières vous n’avez pas pu faire à cause de toi, Andréas. Buté dans tes convictions, n’acceptant pas de lui laisser bénéficier de peur qu’elle insère dans ton esprit une vérité dont tu te cachais. Si les choses avaient été différentes et qu’à l’époque tu aurais accepté d’entendre sa version, peut-être bien que tu aies pu la croire. Ça aurait sûrement eu un effet papillon, ta vie aurait été renversée comme on abat un château de cartes. Tu aurais voulu l’aider mais, tu ne voulais pas qu’elle t’entraîne dans sa chute. Tu n’étais pas près de tout perdre.

Une conversation de sourd c’est ce qui résumait cette entrevue, peu importe ce que tu pouvais dire le sentiment qu’elle ne retenait que ce qu’elle voulait était persistant chez toi. D’un côté tu ne pouvais pas lui en vouloir, une femme blessée sort plus souvent les griffes qu’elle ne les range. Probablement que ça avait un effet guérisseur derrière cette douleur, que le fait de vider son sac la soulager peut-être d’un poids qui sait. Tu pourrais la laisser continuer cracher sa haine envers ta personne et celle à qui on t’assimilait beaucoup trop, tu pourrais encaisser et juste hochait la tête en accords avec elle.

« - Et bien tu sais quoi, moi je suis désolée. Je suis désolée de m’être confié à un homme qui se faisait se passer pour quelqu’un qu’il n’était pas. Je suis désolée d’avoir cru pour une fois, qu’un homme pouvait me parler juste par plaisir et sans aucun intérêt personnel. Mais au final tu es exactement pareil que Derek. Vous allez bien ensemble tous les deux. »

Tes sourcils se froncent, les émotions que tu ressens se basculent laissant une colère sourde monter à crescendo, n’explose pas babe, contrôle-moi ça gentiment. Tu lâches un ricanement amer avant de poser une nouvelle fois ton regard sur elle. Tu aurais pu ne rien dire et laisser tout ça se tasser simplement. Mais tout comme elle il y avait des choses que tu gardes en toi, des blessures et un sentiment d’injustice qui persisté. Tu parles à un mur qui d’une manière te reproche une chose jadis qu’elle reproduit à présent avec toi. Les rôles s’inversent et certaines personnes pourraient dire qu’il s’agit du Karma.

« - Oh je t’en prie Natasha ne fait pas l’idiote. Réponds-tu rapidement en levant les yeux au ciel, j’aurais donc tout en sachant qui tu es, continué de me cacher sous Danaë pour pouvoir uniquement me moquer de toi c’est ça ? J’aurais risqué qu’on découvre ma véritable identité juste pour un jeu c’est ça ? »

Cette étiquette de manipulateur qu’elle te colle au front, te blesse autant qu’elle te répugne par sa vérité. Tu as toujours été quelqu’un qui aime se jouer des gens mais, delà à aller aussi loin n’est vraiment pas dans tes principes. Tirer certaines ficelles pour parvenir à ses fins d’accords mais, pas en blessant les autres. Natasha semble vraiment croire que tu pourrais aller jusqu’à là, comme quoi elle ne te connaît pas aussi bien que tu le pensais jadis.

« - Je ne suis pas Derek tu sais ? Demandes-tu puis levant la main tu la désignes dans l’ensemble, tout ça là, ce n’est pas moi qui devrais l’encaisser. J’ai fait des choses dont je ne suis pas fier, je me suis excusé même si tu ne les acceptes probablement pas. Je ne regrette plus rien. »

Te relevant tu regardes face à toi, pour la première fois depuis longtemps tu regardes dans la même direction qu’elle. L’horizon étendu devant vous, promesses d’un avenir peut être meilleur te laisses un goût amer. Cette conversation ne te donnait pas l’avant-goût d’une réconciliation ou du moins d’un apaisement mais plutôt l’inverse. Peut-être qu’aujourd’hui ce n’était pas le bon jour pour ça, peut-être bien qu’après que vos chemins se sépareront une nouvelle fois, dans plusieurs années le destin répétera la même chose. Vos routes se recroiseront, après que le temps vous aura assagie et que la rancœur ne demeura plus dans vos cœurs. Et peut-être que là vous pourriez retrouver cette amitié perdue, qu’en dis-tu Andréas ? Sombre fou, qu’espère-tu là encore. Tu te berces d’illusions fantasmatiques alors que la réalité semble plus piquante.

Et j’attends toujours ton retour.
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Pineapple
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Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti
MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Mar 16 Mai - 19:19

« « Pour surmonter le passé, tu dois d'abord accepter qu'il est résolu. Peut importe combien de fois tu le revisites, tu l'analyses,
tu le regrettes... C'est terminé, il ne peut plus te blesser
Natasha et AndréasC’était trop dur pour Natasha d’être là, elle perdait complètement son sang froid envers celui qui avait été pourtant son meilleur ami pendant de longues années, et qui aurait sûrement pu être le parrain de l’une de ses filles si Derek, ne s’en était pas totalement désintéressé. Elle ne comprenait pas comment il pouvait être là sans bouger, être aussi calme. Alors que son coeur à elle allait exploser. Elle avait envie de le secouer comme pour le faire réagir. La jeune psychologue était hors d’elle. La jeune femme qui pourtant garde normalement tout ce qu’elle ressent au plus profond d’elle n’arrivait plus du tout à se contenir. C’était comme si tout son passé lui revenait en pleine figure, comme si elle se retrouvait propulser dans ses propres souvenirs sans avoir aucun contrôle sur ces derniers. Elle sait que tout cela appartient au passé, que dans tous les cas, maintenant, plus rien ne pourra changer ce qu’il s’est passé mais le voir, c’était bien trop dur. C’était comme lui demander de regarder une bouteille ouverte avec un verre et de ne pas se servir. Non c’était juste impossible. C’était un mauvais rêve, elle allait se réveiller. Cela ne pouvait pas être la vérité,  ce ne pouvait pas être lui ce merveilleux écrivain qu’elle avait découvert à travers ses ouvrages puis ensuite à travers la correspondance qu’ils ont entretenus pendant de longs mois. C’était un mauvais concours de circonstances, il portait la tenue, mais c’était un hasard un mauvais jeu du destin, non Danaé allait arriver. Pourtant ce qu’elle vivait était bel et bien la vérité, une vérité qu’elle ne voulait pas voir, pas comprendre. Il y a des choses que même depuis toutes ces années, qu’elle ne peut pas encore accepter. Natasha remarqua les sourcils d’Andréas se fronçait quand elle avait parlé que tout cela n’était qu’une mauvaise blague, que comme Derek il avait joué avec elle. Il se montrait en colère après elle. C’était pourtant elle qui avait toutes les raisons du monde, de lui en vouloir, il venait finalement de la trahir une fois de plus.

Quoi ? Rassures moi, j’ai mal compris. Je fais l’idiote ? Je fais l’enfant, c’est cela que tu veux dire ? Tu es entrain de me dire que je me comporte comme une enfant, alors que toi comme un petit con que tu es, tu as préféré te cacher derrière ton amitié envers Derek. Tu as une telle dévotion envers lui, que tu le crois même quand il te ment en te regardant droit dans les yeux. Il te demanderait de te jeter du haut d’un pont tu le ferrais sans même poser de question. Et c’est moi qui fait l’enfant ? Alors que toi depuis mon divorce tu fais l’autruche. Tu gardes la tête dans le sable en attendant que ca passe. Mais je t’assure que rien de cela ne passera parce que cela c’est la vérité. Alors tu as le droit de rien comprendre à ce qui t’arrive, mais tu as pas le droit d’être en colère. D’accord ? Parce que tu as fais exactement ce que Derek voulait de toi, il voulait que je me retrouve seule, que je sois couper de tout les gens que j’aimais, que je passe pour la méchante. C’est ce que tu as cru toi aussi ? Tu as cru que je le trompais ? Mais moi je l’aimais, je l’aimais, j’aurais crevé pour lui. J’aurais tout fait pour lui. Mais non ca tu peux pas comprendre. Alors ne fait pas celui qui est outré, parce que c’est moi qui le suit. Durant toutes ces années, j’ai appris à oublier Derek, les filles ont appris à vivre sans père, j’ai appris à vivre sans toi, j’ai perdu un mari et un ami ce jour là. Alors ne me fait pas croire que depuis tout ce temps il ne t’a pas appris à manipuler les gens, il sait si bien le faire pourtant.

Natasha avait parlé sans même réfléchir. Ca y est c’était sorti, c’était comme si tout le poids qu’elle avait sur le cœur s’était finalement fait plus léger. Comme si en déversant toute cette haine, toute cette rage qu’elle avait en elle, qu’elle avait caché si longtemps dans l’alcool venait de la soulager d’un poids énorme. Son cœur semblait plus léger, comme si enfin elle pouvait réapprendre à aimer. Les gens changent, Natasha l’a malheureusement appris à ses dépends alors pourquoi, pourquoi lui n’aurait pas pu changer.

Tu as raison tu n’es pas Derek, mais cela ne veut en aucun cas dire que tu vaux mieux que lui. Parce que toi non plus tu n’as jamais cherché à le contredire, tu as écouté une version jamais l’autre. C’est moi aujourd’hui qui m’occupent des enfants de Derek, c’est moi qui m’inquiète pour elles quand elles sont malades, c’est moi qui les emmènent à l’école, c’est moi qui leur fait prendre leur douche, c’est moi qui rit avec elles c’est moi qui pleure pour elle. C’est moi la seule image parentale qu’elles n’auront jamais. Alors si je suis la femme que Derek a décrit au tribunal. Expliques moi pourquoi j’ai cru mourir ? Pourquoi les coups qu’il m’a porté si réels ? Explique moi, toi qui a l’air de tout savoir pourquoi encore aujourd’hui j’ai peur d’aimer ? Pourquoi j’ai encore si mal ? Pourquoi j’ai mal de te voir ? Tu ne regrettes rien tu es sur ? Tu ne regrettes absolument rien ?

La dernière phrase de Natasha était sûrement une provocation. C’est vrai qu’il ne manquait pas de culot, il disait ne rien regretter, alors qu’il avait fait un trait sur elle comme cela du jour au lendemain, sans jamais demandé son reste. Natasha commençait à partir, mais elle lui laissait le temps de la rattraper, s’il tenait vraiment à s’expliquer. Mais pour l’instant, elle avait besoin de digérer tout cela. Elle se sentait plus légère, d’avoir pu vider son sac, si seulement elle pouvait en faire autant un jour avec Derek, enfin elle pourrait aller de l’avant, s’ouvrir à celui qui la chamboule depuis plusieurs semaines. Mais elle a tellement souffert, qu’elle le repousse toujours.
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Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti
MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Sam 20 Mai - 3:18


UNE RENCONTRE, VRAIMENT ?
« - I NEVER MEANT TO START A WAR YOU EVER DID WAS BREAK ME »
Vous étiez là à avoir cette discussion que vous auriez dû avoir il y a bien des années, crachant une rancœur accumulée au fils du temps, d’un côté si tu laissé ta fierté de côté tu pouvais comprendre la réaction de la jeune femme. À sa place tu réagirais sûrement pareil, tu te serais déjà sûrement frappé toi-même mais, ton instinct primitif de mâle te faisait voir la chose autrement. Quelques minutes plus tôt tu avais déballé ton sac, tu t’étais confié, laissant une brèche dans ta carapace que tu avais si bien construite. Tu étais vulnérable, croyant naïvement que ça arrangerait peut-être la chose mais, au contraire ça avait plutôt déclenché une tempête dans vos corps que tu ne pouvais pas arrêter.

Le souci c’est que vous étiez les mêmes, deux personnes ayant pour habitude de garder tout en eux, de contenir jusqu’au point de non-retour. Jusqu’à ce que ça explose, parce vous êtes des bombes à retardement. Des pauvres écorchés de la vie à différentes manières, deux âmes que tu oserais dire similaire à une époque. Ça serait mentir si tu disais que Natasha n’avait jamais compté pour toi, qu’elle n’était qu’à tes yeux la « femme de ton meilleur ami ». Elle était bien plus, probablement la personne qui te comprenait le plus mais, pas lâcheté, tu l’avais balayé d’un revers de la main. T’es bon qu’à ça mon petit, tout foutre en l’air.

« - Quoi ? Rassures moi, j’ai mal compris. Je fais l’idiote ? Je fais l’enfant, c’est cela que tu veux dire ? Tu es entrain de me dire que je me comporte comme une enfant, alors que toi comme un petit con que tu es, tu as préféré te cacher derrière ton amitié envers Derek. Tu as une telle dévotion envers lui, que tu le crois même quand il te ment en te regardant droit dans les yeux. Il te demanderait de te jeter du haut d’un pont tu le ferrais sans même poser de question. Et c’est moi qui fait l’enfant ? Alors que toi depuis mon divorce tu fais l’autruche. Tu gardes la tête dans le sable en attendant que ca passe. Mais je t’assure que rien de cela ne passera parce que cela c’est la vérité. Alors tu as le droit de rien comprendre à ce qui t’arrive, mais tu as pas le droit d’être en colère. D’accord ? Parce que tu as fais exactement ce que Derek voulait de toi, il voulait que je me retrouve seule, que je sois couper de tout les gens que j’aimais, que je passe pour la méchante. C’est ce que tu as cru toi aussi ? Tu as cru que je le trompais ? Mais moi je l’aimais, je l’aimais, j’aurais crevé pour lui. J’aurais tout fait pour lui. Mais non ca tu peux pas comprendre. Alors ne fait pas celui qui est outré, parce que c’est moi qui le suit. Durant toutes ces années, j’ai appris à oublier Derek, les filles ont appris à vivre sans père, j’ai appris à vivre sans toi, j’ai perdu un mari et un ami ce jour là. Alors ne me fait pas croire que depuis tout ce temps il ne t’a pas appris à manipuler les gens, il sait si bien le faire pourtant. »

Maintenant que tu laissais paraître ta colère voilà qu’elle te le reprocher alors qu’elle attendait sûrement que ça au fond d’elle. Tu te dis que c’est ce qu’elle voulait, que tu craques, que tu lui cris dessus pour qu’elle puisse te reprocher une nouvelle chose. En partie tu n’étais pas en colère contre elle mais, plutôt contre toi. Si tu savais quand tu avais fait cette erreur que ça se passerait ainsi dans le futur tu ne l’aurais sûrement pas fait. Ses paroles sont blessantes, piquantes comme une lame qu’on vous enfonce dans le cœur. J’ai appris à vivre sans toi. Outch. D’un sens tu ne pouvais pas lui en vouloir parce qu’il est légitime qu’elle puisse refaire sa vie. Mais sa phrase tournée dans le sens où au final tu n’avais pas vraiment compté pour elle. Cependant, maintenant que cette colère grondait en toi, tu ne pouvais plus l’arrêter. Tu laisses ta bouche dire des choses que tu regretteras demain mais, peu importe. Tu avais déjà tout perdu.

« - Je n’ai jamais dit que tu faisais l’enfant mais, si c’est ce que tu veux entendre alors oui : Tu fais l’enfant. Réponds-tu au tac au tac, Ah oui tu trouves que c’est moi qui se comporte comme tel ? Dis-moi juste deux secondes quel genre d’amis aurait tourner le dos à son meilleur ami ? Quelle personne dans ce monde de chiens ne croirait pas son ami lorsqu’il te regarde droit dans les yeux en te jurant que c’est un mensonge ? Ce n’est pas faire l’enfant Natasha, c’est ce qui s’appelle de la loyauté. Je n’ai pas le droit d’être en colère ? Qui es-tu pour décider si j’ai ou non le droit de ressentir ça hein ? Tu penses que je dois rester là à ne rien faire, encaissant tes piques sagement ? Questionnes-tu en la fixant quelques instants, eh bien oui probablement que j’ai fait ce qu’il voulait, que j’ai cru à tort à tort que tu étais la méchante dans cette histoire. Et tu sais pourquoi exactement ? Est-ce que depuis toute à l’heure tu as cherché à comprendre pourquoi j’ai agi comme ça ? Non. Tu fais la sourde oreille, tu n’acceptes que ta version de l’histoire. Et en aucun cas je minimise ce que tu as vécu, ce que tu as fait pour tes filles et comment tu t’es relevé est remarquable. Mais tu n’as pas le droit de me reprocher quelque chose que tu reproduis maintenant. Ce n’est pas logique. »

En soi tu ne comprends pas ce que tu fais encore là, tu aurais sûrement dû partir la première fois. Laisser tout ça de côté et juste fuir comme à toute habitude. Pourquoi est-ce que tu te raccroches à quelque chose qui t’a déjà échappé Andréas ? Pourquoi est-ce que tu ne te résous pas à la laisser partir ? Libère-là mon vieux. Laisses là échapper à ses démons. Quoi ? J’entends ton cœur me crier qu’il ne veut pas refaire la même erreur. Tu as bien trop souffert de la perdre la première fois, tu ne peux pas juste la laisser partir après ce que vous aviez construit sans savoir qui vous était. Cette relation virtuelle t’est indispensable.

« - Tu as raison tu n’es pas Derek, mais cela ne veut en aucun cas dire que tu vaux mieux que lui. Parce que toi non plus tu n’as jamais cherché à le contredire, tu as écouté une version jamais l’autre. C’est moi aujourd’hui qui m’occupent des enfants de Derek, c’est moi qui m’inquiète pour elles quand elles sont malades, c’est moi qui les emmènent à l’école, c’est moi qui leur fait prendre leur douche, c’est moi qui rit avec elles c’est moi qui pleure pour elle. C’est moi la seule image parentale qu’elles n’auront jamais. Alors si je suis la femme que Derek a décrit au tribunal. Expliques moi pourquoi j’ai cru mourir ? Pourquoi les coups qu’il m’a porté si réels ? Explique moi, toi qui a l’air de tout savoir pourquoi encore aujourd’hui j’ai peur d’aimer ? Pourquoi j’ai encore si mal ? Pourquoi j’ai mal de te voir ? Tu ne regrettes rien tu es sur ? Tu ne regrettes absolument rien ? »

Encore une fois ses paroles ne te laissent pas de marbre, même si la colère, ton ego blessé ne voulait pas s’attarder sur ce point. Tout ce que tu voyais à ce moment précis était de lui rendre ses paroles, de la blesser à ton tour. L’envie de lui faire voir ce que ça faisait d’être pris pour cible à la place d’un autre.

« - Moi qui sait tout hein ? Tu veux savoir pourquoi exactement ? Parce que tu es lâche Natasha. Tu as cet homme près de toi pour qui tu en pinces carrément. Mais tu as peur, tu stigmatises toutes les possibles relations que tu pourrais avoir avec celle que tu as partagée avec Derek. Tu veux avancer mais, tu ne t’en donnes pas les moyens. Tu fais un pas en avant puis deux en arrière. Tu as mal de me voir, parce que tu m’associes directement à Derek, c’est ce que je te tue à t’expliquer depuis toute à l’heure. Je. Ne. Suis. Pas. Derek. Tu crois que ça ne me fait pas mal de te voir ? Que je ne ressens rien dans cette situation ? J’ai fauté, j’en suis désolé. Et ça me tue tout ça. J’ai fait l’autruche depuis ton divorce parce que toi comme moi on savait très bien que ça se passerait ainsi. J’ai voulus revenir plusieurs fois mais, imaginer ton rejet me.. Terrifiais. Déclares-tu avant de passer la main dans tes cheveux pour marquer une pause,C’est ce que tu voulais entendre ? C’est la manière où tu voulais que ça se passe ? »

On dit qu’en voyant un homme en colère, on voit son vrai visage. Est-ce qu’elle voulait ? Voir la personne que tu étais vraiment lorsque tu ne contrôlais plus rien ? À par vider son sac tu ne savais pas exactement ce qu’elle cherchait, tout n’était que des hypothèses qui sont logiques pour toi. Similaire aux films romantiques que tu regardes secrètement, tu l’as voit partir. Au début tu ne bouges pas, tu la regardes s’éloigner en pensant qu’elle va s’arrêter pour te lancer un dernier regard. Mais, elle ne le fait pas. Alors tu accours pour la rattraper, ça ne se finira pas comme ça. Tu le refuses.

« - Bien sûr que si je regrette ! Tu penses que depuis le dernier jour où on s’est vus je t’ai rayé de ma vie ? Que j’ai fait comme si tu n’avais jamais existé ? À chaque fois que je repense à cette époque, je regrette tout ce qu’il a pu se passer, le fait de t’avoir rejeté sans avoir cherché à comprendre, d’avoir cru sans détour ce que je croyais être mon meilleur ami, de ne pas avoir su imaginer une seule seconde un futur sans toi. J’ai vieilli en faisant le deuil de notre amitié mais, la cicatrice ancrée que je possède elle persiste. Parfois les souvenirs que nous avions en commun repassant en boucle dans ma tête et à chaque fois je me rappelle le connard que j’ai étais. Alors oui, j’ai probablement eu tort. Non.. J’ai eu tort. Combien de fois je vais devoir te dire que je suis désolé ? Je ne peux pas réparer les actions du passé mais, tout ce que je peux faire c’est seulement de passer du baume les plaies que j’ai infligé. »

En réponse à ses paroles sur la perte, tu n’avais pas rebondi et tu avais eu raison. J’ai perdu une personne que j’aimais. Tu aurais voulu lui dire, lui crier dessus. Tu n’avais pas seulement perdu une amie précieuse mais, également une femme que tu avais aimée secrètement. Kamryn. Tous ses regards effrayés qu’elle te lançait lorsqu’elle te croisait dans les couloirs de l’université étaient gravé encore dans ton esprit. Les choses auraient pu être tellement différentes mais, maintenant c’était trop tard. Le passé est une chose irréparable. Mais ce n’était pas le moment pour dire cette vérité que tu t’étais cacher si longtemps, ça n’attiserait probablement que d’avantage la colère en elle. Pourtant certains disent qu’un mot peu sauvé une relation, qu’un geste peu apaisé une colère, qu’un regard peut tout commencer. Soupirant après avoir médité quelques rapides secondes, tu l’attrapes par le poignet pour l’attirer dans tes bras. Tu l’enlaces, elle peut bien te frapper à cet instant mais, ça t’importe peu.

« - Je suis désolé Natasha, je te crois. »

Probablement ce que tu aurais dû faire il y a des années, peut-être qu’il était trop tard mais, dans le fond de ton esprit l’espoir qui avait germé te lançait de la poudre aux yeux. Un homme qui a tout perdu, n’a plus peur.
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Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti
MessageSujet: Re: Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti Jeu 1 Juin - 16:51

Pour surmonter le passé, tu dois d'abord accepter qu'il est résolu. Peut importe combien de fois tu le revisites, tu l'analyses,
tu le regrettes... C'est terminé, il ne peut plus te blesser
Natasha et AndréasC’était presque irréel. Natasha avait vécue cette scène des dizaines de fois dans son esprit. Elle s’était souvent demandé comment elle pourrait réagir si un jour elle se retrouvait face à face au meilleur ami de son ex mari, celui qui aurait pu facilement être l’un des deux parrains de ses filles. Mais jamais, au grand jamais, elle n’aurait pu penser que cela se passerait comme cela. Natasha n’aurait jamais imaginé un seul instant que l’homme avec qui elle discutait depuis si longtemps, cette personne qu’elle avait doucement appris à connaître, était en réalité une personne qu’elle connaissait que trop bien. C’était peut être cela le problème. Elle se sentait trahie, utilisée. Si elle l’avait simplement croisée au coin d’une rue peut être que les choses auraient pu être différentes. Mais là, elle se retrouvait face à une personne qu’elle ne voulait pas voir et dont elle ne pouvait pas imaginé avoir partagée durant tant de mois des discussions, se confiant sur ses craintes, sur sa relation avec Liam, sur la difficulté qu’elle a parfois à élever ses filles tout en ayant un travail si prenant. C’était sûrement cela le pire, se rendre compte au final que tout cela n’était que virtuel et que malheureusement la réalité était tout autre. Plus jamais elle ne pourrait partager avec Andréas, ce qu’elle avait partagé avec Danaé. Natasha était une personne assez calme, par contre quand elle se mettait vraiment en colère, quand elle était exaspérait par une situation, elle était capable de se mettre dans une telle colère qu’il était ensuite difficile de la calmer. Souvent ensuite, elle le regrettait, car dans ces cas là, elle pouvait se montrer vraiment mauvaise, elle disait bien trop souvent des mots qui dépassaient sa pensée et même si elle s’excuser le mal était déjà bel et bien fait. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Natasha était vraiment une bombe à retardement, et qu’il ne valait clairement pas être là quand elle explosait et qu’il fallait la laisser se calmer toute seule, car toute tentative de désamorcer sa colère, ne faisait qu’aggraver la situation, ses proches dont sa sœur et son meilleur ami ne le savaient que trop bien. Natasha ne pouvait bien évidemment pas dire qu’Andréas n’avait pas compter dans sa vie, bien au contraire. C’était pour cela qu’elle lui en voulait tellement, qu’elle était tellement en colère contre lui. C’était justement parce qu’elle l’appréciait et qu’elle avait mal de l’avoir perdu. Natasha avait en effet appris à vivre à lui sans lui, dans la vie, on a des amis, mais ceux sur qui ont peut compter dans les bons comme dans les mauvais moments se comptent dans les doigts d’une seule main. Natasha le savait que trop bien. Elle ne comptait même plus le nombre de ses soit-disant amis s’étaient détournés d’elle, quand elle s’était retrouvée plus bas que terre et malheureusement pour elle Andréas en faisait parti.

Oui c’est exactement ce que j’ai dis et ce que je pense. Tu me connais quand je pense quelque chose je le dis, c’est plus fort que moi, je suis franche, c’est dans ma nature. Je vais te le dire oui sans soucis, tout simplement une personne assez intelligente pour se rendre compte quand son soi-disant meilleur ami lui ment. Tu crois que je me suis fais mes bleus toute seule ? Tu me crois vraiment capable d’avoir pu inventer tout cela ? Je veux bien croire que tu ais pus croire que j’allais voir ailleurs, passe encore, mais que tu imagines que j’ai pu inventer un tel stratagème ca me répugne. Je pensais que tu me connaissais M***E.  Non tu n’as pas le droit d’être en colère, c’est de ta faute tout cela, tu aurais fais preuve d’un minimum de jugement, tu aurais sur que Derek te mentait, que les bleus qui tumifiaient mon visage n’étaient pas accidentelle. M***E, j’ai plongé dans l’alcool, à cause de lui, à cause de toi, à cause de toutes ces personnes qui m’ont laissé sombrer, quand j’avais le plus besoin d’elle. Oh si je sais très bien pourquoi tu as fais cela, c’est juste que tu préférais croire la version la plus simple, que je mentais et que ton cher et tendre meilleur ami, était un saint. Tu as pas chercher à comprendre voilà, ce qu’il s’est passé.

Natasha s’énervait de plus en plus, elle venait d’avouer pas mal de choses. Elle lui en voulait, elle ne pouvait pas le nier, s’énerver contre lui, avait finalement un effet libérateur, enfin elle pouvait mettre un nom sur ce qu’elle ressentait. Elle lui en voulait de l’avoir pris pour une menteuse, pour une manipulatrice, et de ne pas l’avoir aidé quand elle en avait besoin, comme l’aurait fait un ami digne de ce nom. Tout cela ne changerait rien au passé mais au moins maintenant, elle avait pu dire tout ce qu’elle avait sur le coeur, et elle se sentait enfin plus légère, libérée de tout cela, qui pourrissait en elle depuis de si nombreuses années, et peut être que finalement tout cela aura un effet positif sur elle qu’elle pourra enfin tourner complètement la page de cette partie de sa vie.

C’est moi qui suis lâche tu es sûre ? C’est toi qui est lâche tu utilises ce que j’ai confié à Danaé, contre moi. Tu crois que ce n’est pas lâche cela ? C’est trop facile. Oui, j’ai peur, j’ai peur de souffrir à nouveau. Je n’ai pas besoin d’une psychanalyse pour le savoir. Je sais que si j’avais une relation sérieuse qui tournait à nouveau mal je ne m’en remettrais pas. Mais toi tu ne peux pas comprendre. Tu sais pas ce que c’est de morfler comme j’ai morflé, c’est pas toi qui tous les soirs avaient peur qu’il te frappe, qu’à nouveau il lève la main sur toi pour le moindre prétexte, un plat trop salé, une entrée pas assez assaisonné. Tu as pas le droit de me juger. Tu n’es peut être pas lui, mais tu es pareil, vous utilisez les mêmes failles pour parvenir à vos fins. Tu peux être désolé, tu peux me demander pardon, te justifier tant que tu le voudras, mais cela ne changera rien au mal que tu m’as fais. Rien ni personne, ne changera le passé. Tu ne pourras jamais racheter tes erreurs passées.

Il est clair, que si Andréas voulait faire du mal à la blondinette. Il avait parfaitement réussi, il venait d’utiliser le point le plus sensible de Natasha, sa relation avec Liam, son meilleur ami, avec qui avant elle pouvait tout partager, avec qui elle a des relations si intime. C’est son point faible. Elle le détestait encore plus de pouvoir utiliser ce qu’elle lui avait confié sous les traits de Lydie pour pouvoir la faire souffrir. C’était petit, c’était lâche, c’était le genre de comportement qui aurait parfaitement été à Derek. En colère, on ne se contrôle plus, l’être prend le pas sur le paraître. Natasha reconnaissait trop bien les traits d’Andréas, elle les associait facilement à ceux de son ex mari. Lui aussi utilisait ses cordes sensibles pour l’atteindre. C’était peut être encore pire que les coups, un bras cassé ca se répare, un bleu finit par passer, mais comme on dit les blessures les plus douloureuse sont celles que l’on ne voit pas. C’est les plus perverses. Natasha ne s’attendait clairement pas à ce qu’il la rattrape, elle venait de lui dire qu’elle le trouvait lâche, que ses mots n’avaient d’égale que ceux qu’avait eu son ex mari. Mais, il faisait preuve cette fois si d’un immense courage pour l’affronter une fois de plus. Enfin, c’était peut être plus de la folie, qui aimerait souffrir dans un dialogue de sourds, qui dans tous les cas ne mènera à rien de bon.

Oui c’est ce que je pense. C’était tellement facile, du jour au lendemain je n’ai plus existé pour toi, plus un SMS, un appel un mail alors oui pour moi tu m’as rayé de ta vie, j’en ai tout simplement fais de même. Oui tu as parfaitement raison, tu as été un connard. Tu as été un lâche. Tu as coupé les ponts comme cela, à l’instant même ou j’avais le plus besoin de toi. Oui tu as eu tord. Tu pourras t’excuser des dizaines de fois, tu ne parviendras jamais à te faire pardonner. Jamais tu ne pourras me faire oublier, que toi, qui te revendiquait être mon ami, que tu disais me connaître, a été l’un des premiers à croire que je mentais. Je crois que c’est cela le pire, c’est de savoir que toi, que tu ais pu pensé que j’avais inventé tout cela. Tu dis me connaître mais tu sais rien de moi, tu connaissais l’adolescente, la jeune femme que j’étais, mais c’était il y a tellement longtemps, j’ai changé depuis, j’ai grandi, j’ai appris de mes erreurs et tu fais parti d’un passé qui ne représente strictement plus rien pour moi.

Voilà qu’il l’attrape par le poignet, elle pensait qu’il allait la frapper comme Derek l’avait fais si souvent que ce soit avec elle ou avec sa petite sœur la seule fois où elle avait tentait de s’interposer entre eux. Mais c’était un geste tout autre qu’il s’apprêtait à faire. Il la prit dans ses bras, dans une étreinte, qu’elle avait tant espérait à une époque. Oh oui quand tout allait mal avec Derek elle aurait aimé qu’Andréas la protège. Mais c’était il y a si longtemps. Aujourd’hui, elle n’était plus prête à accepter ce geste d’affection qu’il avait envers elle. C’était trop, trop qu’elle ne pouvait supporter à cet instant précis. Elle frappa doucement son torse comme une enfant.

Lâches moi Andréas, libères moi je t’en supplie.

Natasha ne se débattait pourtant plus. Elle semblait si fragile. C’était facile de se montrer en colère, cela permettait de cacher sa peur. Pourtant contre lui elle sentait son parfum, les battements de son coeur, il semblait si calme alors que le sien allait exploser. Mais elle ne pouvait pas rester là, dans un effort qui lui sembla sur-humain, elle parvient à quitter ses bras. Elle avait l’impression que ce moment avait duré une éternité. Ses joues étaient en feu. Elle ne savait plus où se mettre, elle avait débiter un tel venin sur lui, pourtant il l’avait prise si naturellement dans ses bras. C’était étonnant, elle n’était plus en colère après lui. Finalement, il la connaissait bien. Elle n’avait pas changer de ce côté là, la prendre dans ses bras la calmer toujours, elle pleurait également parfois, mais pas cette fois, elle se sentait tellement idiote, d’avoir été si méchante avec lui. Mais elle se sentait également beaucoup mieux, tout ce qu’il avait dit était juste.
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Une rencontre, vraiment ? feat Andréas M. Visconti
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