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MessageSujet: Run, boy, Run || feat. Freddy.   Mer 11 Oct - 10:58




Run, Boy, Run

Freddy & Fran

“An eye for an eye, a tooth for a tooth. a burn for a burn. a life for a life. that's how all this got started. and that's how it's going to end.”

Cela faisait plusieurs jours déjà qu’il rôdait. Perché sur sa moto, fumant une cigarette, assis au volant d’une berline noire. Il observait. Notait. Les heures des allées et venues. Prenait en photo les visages des voisins, des habitués de cet immeuble. Tout était prêt. Il savait à quelle heure il rentrait et à quelle heure le bâtiment serait calme. A quelle heure s’infiltrer et à quelle heure frapper. Il avait observé. Noté. Présence de caméras, leur emplacement.

Demain, il agirait.

Sa cible. Un gamin, enfin, pas tant que ça vu qu’ils ont le même âge. Un gars qui a l’air propre sur lui, tout frêle, discret, presque transparent. Fran, il ne se posait pas de question, en général, il agissait, il abattait la cible que son père lui avait ordonné d’abattre et il tournait les talons. Les raisons pouvaient aller d’une dette impayée, d’une tentative de coup fourré, ou… tout simplement la cible pouvait servir d’avertissement, de mise en garde à l’attention d’autres gangs essayant de renverser le règne des Marlowe. Ce gamin n’avait peut-être rien demandé, mais il allait se faire la victime de tirs croisés.
Lame rétractable dans la manche, flingue dans un holster planqué sous sa veste à capuche, il se préparait. Zippée jusqu’en haut, l’encolure haute de son sweat-shirt cachait jusqu’à sa bouche, sa capuche rabattue sur la tête et des lunettes à verres anti-UV, dont les teintes violettes empêcheraient de voir ses yeux, complétaient son camouflage. Un bref coup d’œil vers le rétroviseur pour vérifier sa transparence et l’impossibilité d’identification. Tout est bon.

« Tiens-toi prêt. » lance-t-il à l’adresse du type assis derrière le volant, chargé d’assurer leur fuite au cas où les choses se corseraient. Puis, il quitte la voiture. Mains plongées dans ses poches, il s’avance vers la porte, intercepte cette personne qui sortait pour se glisser à l’intérieur. Boum. Trop facile. Il ne regarde pas les caméras, se contentant de tracer son chemin, gravit les escaliers et se retrouve vite devant la bonne porte. Maintenant, il faut entrer dans l’appartement, pour pouvoir pénétrer le cocon de sa cible, que cet endroit où il baisse sa garde et où il se sent en sécurité devienne son tombeau. Devienne le lieu où la main de Fran’ le fera tomber, gorge béante qui abreuvera ses tapis et la moquette.
Sang-froid. Pour lui, c’était la routine. Comme un plombier qui vient réparer une fuite, aussi banal que ça. Ce type-là, c’était pas le premier et loin d’être le dernier à périr sous les coups des Marlowe. Tant pis pour sa gueule, fallait pas venir se frotter à leurs épines. Ne savaient-ils pas qu’ils avaient la gâchette facile ? Le père Marlowe était un impatient de première classe, un bourgeois qui avait autant voir plus de pouvoir que certaines familles nobles d’Angleterre. Il avait su étendre leur Empire en parallèle des familles les plus influentes du Royaume. Sauf que lui se planquait dans leur ombre et il serait innocent de croire que ceux-là qui sont dans la lumière ignoraient son existence. Les arrangements qui ne sont surtout pas faits avec ces familles se multipliaient toujours plus. Eh. D’une manière ou d’une autre, il faut savoir garder le cap et son influence. Qui garde les mains propres dans ce monde ? Ceux qui ont assez d’argent pour demander à d’autres de se les salir.

Clic. Le loquet qui se défait, la porte qui s’ouvre. Légère esquisse d’un sourire de contentement. Fran se glisse à l’intérieur, dans le noir. Il analyse rapidement l’endroit dans lequel il se trouve et se cherche une cachette, une planque d’où il fondra sur sa proie. Prédateur. Oh que son cœur commençait à battre d’excitation. Dans ses veines, l’adrénaline commençait à se répandre, gonflant sa confiance en lui et démangeant l’index qui presse d’ordinaire la détente. Mais la consigne était claire, cette fois. Pas de bruit. Pas d’arme à feu. Fais-le saigner comme un porc. Qu’il se vide de son sang et que ses voisins du dessous soient ceux qui appellent la police parce que de l’hémoglobine s’est mise à tomber telle la pluie dans leur foyer.
Plic ploc, gouttes à gouttes.
Dans l’ombre, il se glisse. Avec l’ombre, il ne fait plus qu’un. Sa lame qui danse entre ses doigts. Il attend. Il attend les pas dans la cage d’escalier. Il attend la lumière dans le couloir, qui se faufile sous la porte, il attend la clé dans la porte qu’il avait bien pris soin de refermer derrière lui. Il attend les tâtonnements qui cherchent l’interrupteur et l’ampoule qui diffuse sa lumière jaunâtre. Il ferme les yeux un instant et les rouvre. Les habitue au changement de luminosité.
Puis, il danse. Immobile. Calme. Silhouette dans le coin de l’oeil.
Il se fond, il glisse.
Ombre dans le sillage de la proie.
(c) DΛNDELION
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J'ai débarqué à Londres le : 24/10/2016 et j'ai déjà raconté : 518 mensonges. Je ressemble à : Alberto Rosende Sur le forum je suis aussi, : nop'
rides et tu dois savoir que je suis : un handicapé des relations amoureuses
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MessageSujet: Re: Run, boy, Run || feat. Freddy.   Ven 27 Oct - 20:29

La journée avait été longue. Il adorait la petite Kassy, mais qu'est-ce qu'elle jouait mal du violon. Les oreilles de Fred sifflaient, et pendant quelques minutes il s'est demandé s'il ne devrait pas aller consulter un ORL. Tout en rentrant dans l'immeuble, il se tapotait l'oreille droite comme si ce sifflement persistant pouvait disparaître grâce à ce geste. Freddy prit les escaliers, il estimait que l'ascenseur étaient pour ceux qui se trouvaient dans l'indisponibilité d'utiliser leurs jambes. Le brun vivait une vie banale, tranquille et paisible. Peut-être trop. Cependant il n'y peut pas grand chose. Il est timide, et dans ces conditions c'est difficile de se faire des amis, de rencontrer du monde ou sortir avec une fille. Lui, c'est le gars gentil et transparent qu'on ne calcule que lorsqu'il n'y a plus personne d'autre dans la pièce. Vous savez ce mec qui rougit quand une fille lui adresse la parole et qui ne sait plus quoi dire quand il se retrouve en société, avec un groupe de pairs autour de lui qui se met à le regarder. Freddy est plus un adepte des têtes à tête, dans des endroits où il se sent bien et protégé. Comme son petit chez lui. Un espace douillet au coeur de Londres qu'il possède depuis plusieurs années maintenant. Des posters d'Avengers traînent un peu partout, c'est un grand fan. Mais surtout ce qu'on repère tout de suite ce sont ces étagères en bois massif qui tapissent presque l'entièreté des murs de son salon et de sa chambre. C'est un fan de musique et cela se voit. Il a de tout, des piles de CD, et des bacs entiers de 33 et 45 tours, de Mozart à Metallica en passant par The Cranberries et Youssou Ndour. C'est presque un musée de l'histoire de la musique son appartement. Enfin voilà, il rentrait dans son havre de paix. Une clef dans la serrure et c'est toute sa vie qui bascule. Il ne le sait pas, mais là, quelque part, un tueur l'attend. Le couperet va bientôt tomber. Freddy cherche d'une main malhabile l'interrupteur, celui-ci ne fonctionne pas. Il avance alors dans son antre noire et dépose son sac en bandoulière avec ses partitions à l'intérieur du salon, sur le canapé, lorsqu'il aperçoit dans un reflet de la fenêtre un homme debout derrière lui. Il voit la lame tenue dans sa main, elle est étincelante. Il déglutit et ferme les yeux un instant. Il va mourir. Son coeur bat la chamade et la peur le dévore sans plus attendre. Il n'a pas le temps de voir sa vie défiler devant lui que quelques mots lui échappent. " Ne fais pas ça, je te donnerai tout ce que tu veux. " il sait que sans doute ce ne sera pas suffisant. Les criminels n'ont aucuns scrupules. Ils ont un objectif et vont jusqu'au bout sans faire cas des lamentations. Freddy est peureux, mais il n'est pas si lâche, alors il se retourne et fait face à son agresseur. Il observe ce que les lumières de la nuit lui permettent de contempler. Il le trouve effrayant. Ses yeux ont ces lueurs ténébreuses qui l'entraînent dans un Enfer qu'il n'a jamais connu. Lui il n'a jamais connu l'ombre si ce n'est lorsque son frère a disparu. Freddy frissonne. Maintenant qu'il peut considérer l'agresseur dans toute sa hauteur, il a compris. Il va mourir ce soir.
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Run, boy, Run || feat. Freddy.
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