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 • Dés le matin c'est le déluge - Keira S. MURPHY

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William J. Clyndestria
Drame.
J'ai débarqué à Londres le : 05/08/2017 et j'ai déjà raconté : 71 mensonges. On me dit souvent que je ressemble à : Ben Barnes. Sur le forum je suis aussi, : seulement moi.
rides et tu dois savoir que je suis : un cœur libre qui se perd.
► Relativement sauvage et froid, je ne suis pas le genre d'homme sur qui l'on va taper sur l'épaule. Mon humour se résume au sarcasme que ma langue acérée manie à la perfection. Mon côté sombre m'aide à préserver ma fragilité, celle qui peut me faire chavirer. Sensible refoulé qui n'assume ni ses sentiments, ni ses faiblesses, je garde en moi le souvenir d'un petit enfant en mal d'amour.

► Lorsque mes démons cessent de me tourmenter, je sais m'abandonner à tout les plaisirs avec passion et excès. Pour ceux que j'estime bien plus que la fortune, je pourrais déplacer des montagnes et me mettre en danger. Doté d'une finesse d'esprit jamais contestée, je suis une oreille attentive et un conseil idéal.

Mes petits secrets bien gardés: : 144

• Dés le matin c'est le déluge - Keira S. MURPHY | Ven 11 Aoû - 21:01

       
- feat Keira S. MURPHY
       

       
Dés le matin c'est le déluge

       
Au panthéon des journées pourries, celle-là y avait une place de choix. D’une, parce que c’était une journée de boulot et que je n’étais pas tout à fait remis de mes dernières vacances. De deux, parce que la maison d’édition qui louait un de nos locaux avait visiblement fait éclater la tuyauterie. De trois, c’était le genre d’intervention qui n’allait pas me faire gagner un sou… bien au contraire. En gros, il était à peine 8h30 que je me retrouvais déjà dans le bureau du patron de cette entreprise, quelque peu embarrassé par l’ampleur du dégât. Alors que les employés continuaient de travailler dans la mesure du possible, l’étrange et grossier personnage qui dirigeait ce joyeux bordel me montrait en détail tous les recoins inondés. Oui, inondés. Agitant ses bras comme un comédien de théâtre, il n’avait de cesse de répéter qu’il ne comprenait pas, que c’était arrivé d’un coup et qu’il pleuvait partout depuis hier soir. En effet, je regrettais d’avoir sous-estimé ses paroles au téléphone. Un peu plus tôt, et alors je j’étais encore en train de dormir, il m’avait passé un coup de fil dés plus paniqué et m’avait supplié de venir de toute urgence. J’avais quelque peu hésité à prétexter une autre urgence pour ne pas avoir à me lever. En plus, je n’aimais pas ce gros bonhomme qui aboyait plus qu’il ne parlait. Effectivement, c’était une catastrophe. L’immeuble prenait l’eau au niveau du plafond et lui donnait un air de Titanic en plein naufrage. En attendant, des seaux placés là où il y en avait besoin limitaient la casse.

« Vous voyez, on ne peut plus utiliser que la moitié des bureaux, et je ne vous parle pas de nos archives. On n’est en train de tout déplacer en lieu sûr. » Me dit-il, un stress infernal dans la voix.

Moi, silencieux depuis le début, maudissant ce type qui n’ignorait pas que tout avait été rénové avant leur installation, je me demandais combien on allait devoir débourser pour réparer un merdier pareil. Poursuivant mon état des lieux en compagnie d’un expert qui ne cessait de marmonner des « et ben… », « Y’a du taf » et des « je vais avoir besoin de renfort », je suivais le patron dans son bureau, épargné par le dégât des eaux. Il nous fit asseoir dans de confortables fauteuils et se fit tout juste s’il ne nous proposa pas un cigare pour détendre l’atmosphère. L’air grave, semblant au bord du suicide, il continua de se lamenter de plus belle.

« Comment allez-vous faire ? J’ai besoin de travailler, je ne peux pas stopper mon activité comme ça. Vous imaginez ce que je dois sortir chaque jour ? Je ne peux pas me permettre le moindre retard, ce serait un désastre encore plus désastreux que toute cette eau. »

Bon… C’était un peu exagéré tout de même.

« Nous allons faire le nécessaire ne vous inquiétez pas. » Il me fallait être rassurant face à un con pareil. En revanche, je m’interrogeais sur tout ceci. « Nous avons tout réhabilité avant votre venu, les premiers états des lieux rigoureusement menés ont montré que tout était en parfait état suivant les normes en vigueur. »

Je n’avais aucune envie de rire, aucune envie de me faire tirer l’oreille par un type presque à l’agonie pour quelques travaux.

« Vous croyez vraiment que c’est de ma faute si l’immeuble est en train de couler ?! » S’énerva-il, pensant sans doute que je le suspecter de négligence. « C’est à vous tout ça, je n’y suis pour rien si vos tuyaux lâchent au moindre pépin ! »

N’y tenant plus, je répliquais d’une façon posée mais ferme.

« Vous m’avez appelé à la première heure ce matin, je suis venu. J’ai avec moi un expert en la matière qui travaillera jours et nuits s’il le faut pour ne pas vous faire perdre ni de temps, ni d’argent. Vous m’avez montré tout ce qu’il y avait à voir, nous allons faire le nécessaire sans attendre. C’est à nous de prendre en charge tout ceci, vous n’avez donc rien à dépenser. Monsieur, puis-je faire quelque chose de plus ? »

Revenant sur terre, comprenant qu’il allait sans doute un peu trop loin et que je n’allais pas rentrer dans son petit jeu, il se calma. J’avais simplement dit ce qu’il voulait entendre, assurant à mes oreilles de ne plus entendre hurler ce goret à moitié chauve.

« Je… Je suis heureux de l’entendre. » Fit-il alors que je restais toujours aussi impassible. « Un café… Je vous offre un café ? »

« Allons pour un café. »

J’étais sorti de chez moi comme un fou furieux, ne prenant qu’une douche sans rien avaler pour ne pas faire attendre mon client qui, heureusement, payait un loyer assez conséquent pour me faire réagir assez vite. Espérons juste pour cet abruti qu’un mug de café chaud ne l’excite pas davantage.


       
(c) crackle bones

       

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La vie est comme une bouteille d’absinthe. Vous croyez tenir le coup, l'ivresse est délicieuse, et puis un jour c'est le réveil, le début de vos problèmes.
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Keira S. Murphy
Tragi-comédie.
J'ai débarqué à Londres le : 15/10/2016 et j'ai déjà raconté : 522 mensonges. On me dit souvent que je ressemble à : Kaya scodelario. Sur le forum je suis aussi, : Pas encore.
rides et tu dois savoir que je suis : en couple.. dans une relation.. j'ai encore du mal avec toutes ces choses là.
TENUE CORRECTE EXIGÉE

Mes petits secrets bien gardés: : 349

Re: • Dés le matin c'est le déluge - Keira S. MURPHY | Jeu 31 Aoû - 18:33




Dès le matin c'est le déluge

C'est quoi ce bordel ! Me dis-je à moi-même en regardant le sol inondé et l'eau ruisselant sur les murs de la maison d'édition. Je ne suis là que depuis un mois et ça me tombe dessus.. Mes pensées son égoïste certes.. mais depuis mon retour de prison et en passant par la case psychiatre et anti-dépresseur.. me voilà ENFIN dans le monde du ''travail''.. si on peut dire. J'avais, par le passé, commencé des études en littératures, sans vraiment y trouver une réelle passion mais ce fut alors assez naturellement que je me suis tournée faire cette boite d'édition. Mais me voilà aujourd'hui prédisposer au café et aux tâches les plus exaspérantes.. Photocopie ça Keira. Recopie ça Keira. Va me faire un café Keira. Va récupérer mes enfants à la crèche Keira. Fais-ci Keira. Fais-ça Keira. Après, qu'ils ne viennent pas s'étonner si je ne suis pas la stagiaire la plus ''souriante'' du monde. Déjà que sourire et être aimable est une tâche presque impossible à accomplir pour moi (surtout lorsqu'il s'agit de grandes asperges en talons hauts pleine de peinture sur la face en guise de ravalement de façade) mais alors là.. je sens que la journée s'annonce horrible.

Bingo. Me voilà à l'étage, venant de poser mon sac à mon vestiaire quand une personne (je ne sais qui) vient me demander d'aller chercher un café pour un tel, une tisane pour machine et bref.. je suis appelée de partout. Les heures passent et se ressemble et j'essaie d'être le plus courtoise possible en apportant ce qu'il faut à tout le monde. C'est la panique.. les éditeurs et leurs assistants essaie de sauver leurs travaux et chaque fois que j'essaie d'intervenir pour leur prêter main forte je me fais envoyer voir ailleurs si j'y suis.. Après avoir accomplie un nombre de tâche futiles et avoir remplis une centaine de tasse de café, je soupire de soulagement en posant mes fesses sur une chaise dans la SEULE salle de repos encore à l’abri de l’inondation.. au dernier étage. J'ignore si j'ai le droit d'être ici mais autant vous dire que je suis d'une humeur exécrable et que je suis à deux doigt d'envoyer promener le premier venu. Je me lève, passant une main derrière ma nuque et me dirige vers la cafetière qui vient de finir de couler. Je suis devenue la pro du café noir dans cette entreprise... lorsque je n'en ferais plus, je suis sûr qu'ils seront triste de ne plus boire le 'café de la stagiaire'.

« Qu'est-ce que vous faite ici vous. » fit une voix, sèchement derrière mon épaule. Je tiens dans la main la cafetière et un mug dans l'autre. Je me retourne et voit mon boss super boss. Oui je l'appelle ainsi car j'ai également une secrétaire au dessus de moi et encore un patron.. enfin un maître de stage comme on pourrait dire. Je ne répond rien et montre simplement le mug de café pour répondre. Et bien oui, je me prend un café cela se voit tout de même : « Vous n'êtes pas autorisé à vous rendre ici. Votre salle de repos est à l'étage en dessous » continue-t-il. Il est accompagner.. à tout les coups il se comporte ainsi pour se faire bien voir, mais tout le monde sait que ce n'est rien d'autre qu'un poltron qui aime regarder dans les décolleté des jolies filles.. bingo, c'est exactement ce qu'il vient de faire. Quand je viens ici mon look est ridicule à mes yeux mais je n'ai pas le choix. Je porte un pantalon skinny taupe avec un top fluide bordeaux et des bottines en daim noir avec des talons. Mes cheveux sont lâcher et ondule naturellement.

Moi qui suis déjà de piètre humeur, je ne me prive pas pour ne pas sourire et regarde mon patron d'un air presque absent, comme si ce qu'il me disait m'importait pas. A la place, je lui tend une tasse et dit poliment : « Tenez, vous devez en avoir besoin. Les étages inférieurs sont inonder. J'ai pris la liberté de venir faire une pause ici Monsieur. J'ai penser que vous comprendriez » Je tends également une tasse à son invité, en finissant ma phrase. User de manipulation, je savais déjà le faire à l'époque où j'étais une délinquante, donc le faire encore aujourd'hui n'est pas un problème. Je croise le regard de l'étranger. Il est grand, élégant et charismatique. Il dégage un professionnalisme en plus qu'une masculinité que mon patron n'a clairement pas. Je me contente d'un simple signe de tête en baissant les yeux, pour le saluer et me tourne vers le plan de travail pour me servir une tasse.

Il a un air, des traits qui ne me sont pas inconnu. Je me demande qui cela peut bien être.
 


by tris


@William J. Clyndestria

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IL Y A TOI A QUI JE NE CESSE DE PENSER. IL Y A TOI QUI A SU ME SAUVER. IL Y
A TOI QUE JE PEUX EMBRASSER. IL Y A TOI QUI SAIT M'ENLACER. IL Y A VOUS MES HOMMES QUE JE SAIS AIMER.— Clarice Lispector.


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